O ma Petite-Maman du ciel, voici à vos pieds très saints
une âme que désire beaucoup vous aimer. O mon adorable Dame, je veux vivre
d’un amour aussi grand qu’il me permette de souffrir uniquement pour vous et
pour mon Jésus : oui, pour mon cher Jésus qui est le tout de mon âme. Il est
la lumière qui m’éclaire, le pain qui me rassasie ; il est mon chemin, le
seul que je veux suivre... (1)
O Jésus, quelle meilleure compagnie puis-je avoir dans ce lit de douleur que
votre continuelle présence en moi, moi qui ne veut vivre que pour vous ? O
Jésus, Vous savez bien quels sont mes désirs: être toujours devant vos
Tabernacles, ne jamais m’en éloigner, ne fusse qu’un moment ! Donnez-moi la
force, o bon Jésus, afin que je sache le faire !
O mon Jésus, je suis ici, malade, et je ne peux vous visiter dans vos
églises, mais j’accomplis la mission à laquelle vous m’avez destinée: que
votre sainte Volonté soit faite !... Vu que je ne puis venir, je Vous envoie
mon cœur, mon intelligence pour apprendre toutes vos leçons, ma pensée afin
que je ne pense qu’à vous; uniquement à vous, mon Jésus, en tout et pour
tout... Je vous envoie tout ce que j’ai et qui puisse vous faire plaisir
dans vos Tabernacles d’amour...
J’aimerais être en votre présence jour et nuit, à toute heure, unie à vous,
et ne plus jamais vous quitter, o Jésus abandonné dans les Tabernacles ! Pas
un seul instant je ne voudrais m’en absenter; j’aimerais vous donner tout ce
que je possède et qui vous appartient entièrement: mon cœur, mon corps, avec
tout ce qu’il ressent. C’est là toute ma richesse.
Quoique le Saint-Sacrement soit mon meilleur ami, je
regrette de devoir le dire, je ne le reçois que rarement. Au début on me
portait la Sainte Communion tous les premiers vendredis, samedis et
dimanches; maintenant, il ne vient plus le dimanche (2).
Que dois-je faire ? Souffrir pour l’amour de mon Bien-Aimé Jésus.
(...)
Ma souffrance a beaucoup augmentée. Maintenant je ne prends que des
liquides, car je n’arrive pas à mâcher à cause d’un abcès dans la bouche.
Peut-être que, de la même façon dont il est apparu, aussi il s’en aille.
D’un autre côté, il me sera impossible de vivre, étant donné l’état de
faiblesse dans lequel je me trouve... Je ressens le manque du peu que je
mangeais. Ne prendre que des liquides, cela me cause de continuels
vomissements. Mais, en tout cas, ce n’est pas cela qui m’attriste, car tous
les jours je demande à Dieu de ne pas m’abandonner, sachant pertinemment que
sans Lui, je ne supporterais rien (3).
J’aurais voulu vous remercier en écrivant de ma propre
main (4), et je le fais en vous écrivant
quelques lignes, qui seront certainement les dernières. Je vous prie de bien
vouloir m’excuser, mais je ne peux pas continuer (5).
Ma souffrance a beaucoup augmenté. C’est pour cette raison que je dis que ce
sont les dernières lignes que je vous écris. Il m’est impossible de tenir la
plume, même pour à peine quelques instants... les douleurs sont atroces. On
ne m’a jamais gratté les os, mais j’ai l’impression que cela doit produire
le même effet...
J’ai reçu de Jésus un beau présent pour Pâques : en plus des souffrances
physiques, j’ai beaucoup souffert spirituellement (6).
Quelques-unes de mes côtes se sont déplacées. Le médecin
me disait que ce n’était rien... Je ne peux m’appuyer sur celles-ci qu’au
prix d’un grand sacrifice, car je ne supporte même pas que les couvertures
reposent sur mes côtes. Et le pire c’est que ce sont les côtes du côté
droit, sur lequel j’avais l’habitude de me reposer...
(...)
Même sans être tombée, le bon Jésus a fait que mes côtes se déplacent. Le
médecin m’a dit qu’il les avait trouvés ainsi. Mon Père, je ne comprends
pas, et je vous demande, par l’amour de Dieu, de m’expliquer si toutes les
contrariétés viennent du Seigneur, ou si elles peuvent aussi venir du démon.
En effet, dernièrement, des faits se sont produits qui semblent bien être
son œuvre... (7)
(...)
J’ai l’impression que les os de ma poitrine touchent ceux
de mon dos et me causent de telles angoisses que je ne sais plus comment me
placer. Quand les douleurs sont plus fortes, je me place quelques minutes
par moitié sur le lit et l’autre partie de mon corps sur les genoux de
Deolinda. Ceci oblige ma sœur à passer les nuits en ma compagnie. Même
parler m’est douloureux (8).
(...)
J’ai répété à Jésus: envoyez-moi, mon Jésus, ce que vous voudrez, afin que
je puisse réparer (9) les offenses que
vous recevez (10).
Je ne sais pas si c’est grâce aux prières que vous faites pour moi, que je
me sens à chaque heure qui passe davantage forte dans mes souffrances ; mais
je me sens le courage de souffrir de plus en plus, et j’espère que
Notre-Seigneur, petit à petit, augmentera ma douleur jusqu’à ce que je meure
embrasée par son divin Amour, clouée sur la Croix avec lui (11).
Ma
bonne petite sœur ;
Je vous appelle ainsi, non seulement parce que vous traitez avec charité la
plus indigne des enfants de Dieu, mais aussi parce que toutes deux, nous
recevons du Seigneur la croix bénie de chaque jour. Celle-ci, portée avec
amour et résignation, est un moyen efficace pour nous élever de plus en plus
dans l’amour de Jésus; pour nous sanctifier et pour aider, par nos
souffrances, les âmes qui, sourdes à la voix de Jésus et aveuglées devant sa
lumière, s’abandonnent aux plaisirs du monde sans jamais penser à leur
salut.
Combien elle est belle notre mission !
En ce qui me concerne, j’avoue me considérer indigne d’un aussi heureux
sort !...
Vous dites dans votre lettre que vous viendrez pour apprendre avec moi la
science de la croix. Que dois-je vous enseigner ? Et à qui... alors que moi
j’ai tant besoin d’apprendre ?... Vous êtes, Madame, plus instruite que moi
pour enseigner; mais si c’est la volonté de Dieu, je suis prête à devenir
votre maîtresse et élève à la fois.
J’ai souvent dit que j’étais venue en ce monde pour travailler, souffrir et
offenser le Seigneur. Triste vérité... car, je l’ai déjà tant offensé !
C’est celle-ci la plus grande peine qui m’aiguillonne toujours. La
souffrance est ma plus grande consolation, et je ne l’échangerais pas contre
le monde entier.
Quelle ingrate je ferais, si je refusais de donner mon corps, qui ne vaut
rien, à Celui qui, à cause de moi, a tant souffert !... À Celui qui désire
se procurer beaucoup de victimes d’amour pour sauver les âmes !
Depuis seize années, la maladie, jour après jour, s’est propagée dans tout
mon corps... et depuis dix années je suis prisonnière dans mon lit sans
pouvoir me lever...
Combien j’ai été favorisée par le Seigneur ! Combien suave est le joug sous
lequel il me tient !
Je reçois ceci comme une preuve d’amour de la part de Jésus pour mon âme.
Que soit béni Celui qui n’a pas dédaigné mon indignité ! (12)
Je sais que ce ne fut pas sans un gros sacrifice que vous
êtes venu à Balasar, mais, je pense que, plus que la pluie, d’autres
circonstances vous ont davantage gêné... Soyons sûrs que plus grand est le
sacrifice, plus grande sera aussi la récompense du Seigneur. Voila ma
conviction.
Mon Père, je vais moi aussi faire un grand sacrifice. Notre-Seigneur le sait
bien, et vous-même, vous pourrez vous faire une idée de ce que ceci me
coûte. Mais avant de le faire, je l’ai offert au bon Jésus...
Jeudi 6, Monsieur le Curé est venu apporter la Communion à une voisine
malade et, par la même occasion, il est venu me la donner. Après avoir
communié, je me sentais froide et incapable de toute action de grâces; mais,
loué soit mon Jésus, car il n’a regardé ni ma froideur ni mon indignité. Il
m’a semblé entendre alors ces paroles :
—
Donne-moi tes mains : je veux les clouer avec les miennes ; donne-moi tes
pieds : je veux les clouer avec les miens ; donne-moi ta tête : je veux la
couronner d’épines, comme ils me l’ont fait à moi ; donne-moi ton cœur : je
veux le transpercer avec la lance, comme ils ont transpercé le mien ;
consacre-moi tout ton corps ; offre-toi toute à moi ; je veux te posséder
entièrement.
Ceci fut suffisant pour me tenir en haleine, très
préoccupée. Je ne savais que faire : me taire et ne rien dire, me semblait
ne pas correspondre à la volonté de Notre-Seigneur; il me semblait que mon
bon Jésus ne voulait pas que j’occulte ses paroles...
Il faut encore que je vous dise que vendredi et aujourd’hui (13),
Notre-Seigneur a renouvelé ses demandes. Il m’a recommandé aussi
l’obéissance en tout, comme je vous l’ai déjà expliqué (14).
S’agit-il d’une illusion de ma part ? O mon Jésus, pardonnez-moi si je vous
offense, mais je ne veux pas vous offenser... je le fais par obéissance... (15)
Il m’a demandé ceci deux fois — le 6 et le 8 septembre (16).
Je ne sais pas expliquer mon tourment, parce que je ne peux pas écrire (17).
Je ne voulais rien dire à ma sœur, mais je ne voulais pas non plus le taire,
car j’ai compris que je ne devais pas le faire, taire la parole de Dieu: je
devais tout dire à mon directeur spirituel (18).
Je me suis décidée à faire le sacrifice et j’ai demandé à Deolinda d’écrire
tout ce que je lui dicterais. Nous l’avons fait sans échanger le moindre
regard. La lettre étant écrite, tout cela est resté entre nous et nous n’en
avons plus parlé.
Si jusque là toutes les lettres de mon directeur spirituel me rendaient
joyeuse, à partir de ce moment, je n’en éprouvais plus la moindre
consolation : je vivais dans la crainte qu’il me désapprouve et me dise que
tout cela n’était qu’illusion.
J’avais cédé à l’invitation du Seigneur, mais je pensais que les sacrifices
qu’Il me demandait n’étaient que ceux résultant de ma maladie, même si
majorés ; il ne m’était pas venu à l’esprit qu’Il me ferait passer par des
phénomènes singuliers.
Le directeur m’a exigé de tout écrire et, pendant deux ans et demi il ne m’a
jamais dit qu’il s’agissait bien de choses de Dieu. Ce silence m’a fait
beaucoup souffrir (19).
À cette époque Jésus m'apparaissait, et me parlait
souvent. La consolation spirituelle était grande et les souffrances plus
faciles à supporter. En toute chose je sentais de l'amour pour mon Jésus et
je sentais qu'Il m'aimait, étant donné que je recevais abondance de
tendresses. Je cherchais le silence. O comme je me sentais bien dans le
recueillement et bien unie à Lui !... Jésus se confiait à moi. Il me disait
des choses tristes, mais le réconfort et l'amour qu'Il me procurait,
rendaient plus douces ses lamentations. Je passais des nuits et des nuits
sans dormir, à converser avec Lui, dans la contemplation de ce qu'Il me
montrait (20).
Une certaine fois j'ai vu Jésus tel un jardinier qui soigne ses fleurs, les
arrosant, etc. (21). Il se promenait au
milieu de celles-ci, m'en montrait les variétés. D'autres fois il
m'apparaissait pour me montrer les rayons éblouissants de son Cœur. Une fois
j'ai vu la Petite-Maman avec l’Enfant Jésus dans ses bras et une autre fois
je l'ai vue en Immaculée Conception (22) :
O combien Elle était belle !... Comme j'aimerais n'aimer qu'Elle et
Jésus !... Je ne serais vraiment bien qu'en leur compagnie (23).
(...)
Une nuit, Jésus m’est apparu, grandeur nature, dévêtu jusqu’à la ceinture.
Sur ses divines mains, sur ses pieds et sur sa poitrine, de profondes plaies
étaient ouvertes. Le sang coulait jusqu’à sa taille, et traversant le linge
qui le ceignait, tombait à terre. Jésus s’est assis sur le bord de mon lit.
J’ai embrassé avec amour les plaies de ses mains et je désirais ardemment
embrasser celles de ses pieds. Comme j’étais couchée, je ne pouvais y
parvenir, mais je n’ai rien dit au Seigneur. Mais Lui, qui connaît mes
désirs, m’a présenté, l’un après l’autre ses pieds, afin que je puisse les
embrasser. J’ai contemplé ensuite la plaie de son côté et le sang qui,
abondamment, coulait de celle-ci. Grandement attendrie, je me suis jetée
dans les bras de Jésus et je lui ai dit :
— O mon Jésus, combien avez-vous souffert par amour pour moi !
Je suis restée quelques instants la tête inclinée sur la poitrine de Jésus
qui, ensuite a disparu.
Il est inutile de dire que plus jamais je ne pourrai l’oublier et, que
toujours je m’en souviendrai comme quelque chose qui serait toujours
présente.
Je sens mon cœur blessé rien qu’au souvenir de cette scène; l’obéissance
seule et l’amour de Jésus m’obligent à en parler.
Je pense que Jésus, en se présentant à moi dans cet état, voulait me
préparer à ce que je vais maintenant vous décrire. Qu’il m’en donne la force
et sa grâce afin que je puisse bien le faire.
C’est avec regret et nostalgie que je vous informe que je
n’ai plus communié. Ah ! si je pouvais obtenir qu’on me portât la Sainte
Communion, en payant avec de l’argent cette faveur, combien ne donnerais-je
pas !... Mais je fais beaucoup de communions spirituelles, avec le plus de
ferveur qu’il m’est possible et Notre-Seigneur m’en récompense. Voyez comme
mon bon Jésus m’aime: il m’a dit que lui-même sera mon Directeur !...
(...)
Jésus m’a dit de ne rien m’attribuer de tout cela, car — me dit-il — je ne
suis que poussière et que je ne possède rien que je ne l’ai reçu de Lui. Il
m’a dit aussi que les faibles, il les rend dort ; que c’est sous mes fautes
qu’il cache son pouvoir, son amour et sa gloire.
(...)
Voulez-vous que je vous dise ce que me dit, quelquefois, Notre-Seigneur,
quand il commence à me parler ?
— Ma fille, ma fille bien-aimée, mon aimée, mon épouse,
ma préférée, me voici tout à l’intérieur de ton âme.
Mon Bien-Aimé Jésus m’a dit qu’il sera mon Directeur et
mon Maître, continuel, fréquent et habituel; que vous-même le serez de loin
(24) ; mais que je dois vous obéir
jusqu’à préférer votre direction à la sienne.
Notre-Seigneur ne cesse pas de renouveler ses demandes dont je vous ai déjà
parlé, et il me rappelle continuellement ses Tabernacles.
— Viens, ma fille, viens t’attrister avec moi ; viens me
tenir compagnie dans mes prisons d’amour ; viens réparer tant d’abandon et
d’oubli !...
Il m’a demandé aussi de ne lui refuser ni souffrances ni
sacrifices pour les pécheurs, sur lesquels la divine Justice menaçait de
frapper, si je n’allais pas à leur secours.
Il me demande d’oublier le monde et de me livrer tout entière à Lui :
— Abandonne-toi dans mes bras, je choisirai tes
chemins...
Je ne sais pas quoi Lui donner d’autre, car je ne Lui
refuse rien...
(...)
— Avise ton directeur spirituel que j’exige que l’on
prêche et que l’on propage la dévotion aux Tabernacles, et d’avantage
encore: qu’elle soit rallumée dans les âmes. Je ne suis pas resté sur les
autels par amour uniquement de ceux qui m’aiment, mais pour l’amour de tous;
même en travaillant on peut me consoler (25).
Prie pour les prêtres: ce sont les ouvriers de ma vigne; la récolte
dépend d’eux...
Je choisis les faibles pour les rendre forts. Sous leur faiblesse Je cache
mon pouvoir, mon amour et ma gloire. Oublie le monde et offre-toi à moi.
Abandonne-toi entre mes bras: Je choisirai tes sentiers (26).
Quelques fois, avant même qu’il me parle, je sens comme
des embrassements. D’autres fois je les sens à la fin. Je ressens,
subitement une forte chaleur, une chaleur que je ne sais pas expliquer.
Parfois encore, je me sens tellement caressée par Notre-Seigneur ! Et moi,
je ne sais pas comment correspondre à tant de bienfaits...
(...)
Jésus m’a dit que de la même manière qu’il est fidèle à demeurer en moi pour
me consoler, que moi aussi je devais être fidèle à demeurer en esprit auprès
de ses Tabernacles, pour le consoler et l’aimer; que je devais lui donner
mon corps pour être victime ; que des milliers de victimes ne seraient pas
de trop pour réparer tant de péchés et les crimes du monde...
(...)
— Parlez, mon Jésus, parlez, car votre petite fille vous écoute... Je
souhaite ardemment être instruite à votre école.
— Je souhaite aussi ardemment que tu apprennes toutes mes
leçons. J’ai beaucoup à t’apprendre, afin que par toi, beaucoup viennent
apprendre les mêmes leçons, qu’ils marchent sur les mêmes traces et qu’ils
suivent les mêmes chemins.
(...)
— Avise ton directeur spirituel que J’exige que l’on prêche et que l’on
propage la dévotion aux Tabernacles, et d’avantage encore : qu’elle soit
rallumée dans les âmes. Je ne suis pas resté sur les autels par amour
uniquement de ceux qui m’aiment, mais pour l’amour de tous; même en
travaillant on peut me consoler.
(...)
— Veille sur mes tabernacles. J’y suis si seul dans un très grand
nombre !... Des jours et des jours passent sans que quelqu’un me rende
visite. On ne m’aime pas, on ne répare pas. Quand ils y viennent, ils le
font soit par habitude ou par quelque obligation. Sais-tu ce qui ne cesse
pas de tomber sur mes tabernacles ? C’est cette chaîne de péchés et de
crimes. Ce sont là les actes d’amour qu’ils y déposent ; c’est ainsi qu’ils
me consolent ; c’est ainsi qu’ils réparent; c’est ainsi encore qu’ils
m’aiment !...
(...)
Ne me refuse pas les souffrances et les sacrifices pour les pécheurs ! La
Justice de Dieu pèse sur eux. Toi, tu peux les secourir.
Prie pour les prêtres: ce sont les ouvriers de ma vigne; la récolte dépend
d’eux...
Je choisis les faibles pour les rendre forts. Sous leur faiblesse Je cache
mon pouvoir, mon amour et ma gloire. Oublie le monde et offre-toi à moi.
Abandonne-toi entre mes bras : Je choisirai tes sentiers.
(...)
— Console-moi et aime-moi et moi, je te consolerai dans toutes tes
afflictions et dans tous tes besoins.
(...)
— J’ai établi en toi ma demeure... tu es un tabernacle construit non pas
par des mains d’homme, mais par des mains divines... J’habite en toi comme
si dans le monde toi seule, tu existais, comme si dans le monde je n’avais
que toi à combler.
(...)
Je ne t’abandonnerai jamais. Sais-tu quand je te laisserai ? Quand je
t’appellerai en ma divine présence pour t’emmener au Ciel. Alors seulement
j’abandonnerai ton corps... Me le donnes-tu librement afin que je le
crucifie pour les pécheurs ? (27)
Peu avant de dicter cette lettre, Notre-Seigneur m’a
demandé mon cœur pour le placer dans le sien, afin que je n’ai pas
d’autre
amour que lui et celui de ses œuvres. Il m’a dit que toutes les âmes y ont
leur place, dans son divin Cœur, mais que j’y avais une place de choix. Il
m’a encore dit :
— Ma fille, n’as-tu pas compassion de moi ?...
Je suis seul et abandonné, dans mes tabernacles, et tellement offensé !
Viens me consoler, viens réparer ; réparer pour tant d’abandon...
Visiter les prisonniers dans leurs cachots et les consoler est une œuvre de
miséricorde. Moi, je suis prisonnier et prisonnier par amour ; je suis le
Prisonnier des prisonniers !...
Notre-Seigneur m’a dit que je suis son temple. Temples de
la très Sainte-Trinité sont toutes les âmes en état de grâce, mais que moi,
par une grâce particulière, je suis un tabernacle qu’il s’est choisi pour y
habiter et s’y reposer afin de davantage rassasier la soif que j’ai de son
Sacrement d’Amour... Jésus me dit encore qu’il se sert de moi afin que par
moi beaucoup d’âmes soient stimulées à l’aimer dans la sainte Eucharistie.
(...)
— Je t’ai choisie pour moi. Correspond à mon amour. Je
veux être ton Époux, ton Bien-Aimé, ton tout. Je t’ai choisie aussi pour le
bonheur de beaucoup d’âmes. Tu es mon temple, temple de la très Sainte
Trinité. Toutes les âmes en état de grâce le sont, mais tu l’es de façon
spéciale. Tu es un tabernacle choisi par moi, afin que J’y habite et m’y
repose. Je veux rassasier ta soif pour mon Sacrement d’amour.
Tu es comme le canal par où passeront les grâces que Je veux distribuer aux
âmes et à travers lequel les âmes viendront à moi. Je me sers de toi afin
que beaucoup d’âmes viennent à moi: par ton intermédiaire, beaucoup d’âmes
seront stimulées à m’aimer dans la très Sainte Eucharistie.
— Reçois, maintenant, ma fille, le Sang de
mon divin Cœur : c'est la vie dont tu as besoin, c'est la vie que Je donne
aux âmes.
— Dis au monde entier qu'il écoute la voix de son pasteur, le Pape,
laquelle est la voix de Jésus. Je veux de l'amour, de la pureté d'âme,
changement de vie. Que la voix du Saint-Père soit pour le monde un aussi
vibrant appel que celui de Noé...
Qu'il parle aux nations et à ses gouvernants, afin qu'un terme soit mis à
tant d'immoralité...
J'ai renouvelé, à
perpétuité, mon vœu de virginité et de pureté, suppliant la Sainte Vierge de
me purifier de toute tache, de me consacrer toute à Jésus et de me renfermer
dans son Sacré-Cœur. Je tressaillais de joie. Peu après, Notre-Seigneur m'a
parlé ainsi :
— J'ai reçu ton offrande, par l'entremise de ma très
Sainte Mère. Si tu savais combien tu as consolé ton Jésus et réjoui la Très
Sainte Trinité !... Si tu pouvais comprendre la gloire que ton oblation t'a
acquise pour le ciel, tu mourrais de bonheur !...
— Désormais, Je te comblerai de bienfaits... tu arrêteras le bras de la
Justice divine prête à foudroyer les pécheurs... tu seras un puissant
secours à tant d'âmes enchaînées par le péché... tu es la victime de mes
prisons eucharistiques.
(...)
J’ai eu un bon Maître. C’est vous le premier, ô mon Jésus, que depuis toute
petite, m’avez appris ! (28)
— Donne-moi ton cœur, que je le place dans le mien, afin
que tu n’aies pas d’autre amour que le mien et celui de mes affaires
(29).
« Quelle
sainte union est la nôtre !... »
— Veux-tu voir comment je t’embrase ? (30)
J’ai alors commencé à sentir une union si grande et une
chaleur et une force qui semblait me broyer. Mon Jésus m’a dit :
— Comme nous nous aimons ! Quelle sainte union est la
nôtre !
(...)
— Écoute, ma fille, ton Jésus. Je suis avec toi pour t’enrichir de mes
divins trésors. Combien je t’aime ! Je t’ai choisie pour ma demeure. Je te
prépare selon mes désirs. Ne vis que pour moi. Aime-moi beaucoup. Ne pense
qu’à moi. Et, parce que tu t’es généreusement offerte comme victime pour les
pécheurs du monde, Je ferai de toi comme un canal pour distribuer les grâces
aux âmes coupables de toutes sortes de crimes. Ainsi tu feras venir à moi un
grand nombre...
En même temps je ne sais pas ce qui s’est passé en moi,
je ne sais pas l’expliquer; je ressentais un très, très grand poids. J’avais
l’impression que mon cœur devenait aussi grand que le monde... (31)
Cela faisait presque deux jours que Jésus ne me parlait
plus. J’ai pleuré, de peur d’être dans l’illusion. Quand je me suis un peu
rassérénée, j’ai fait la Communion spirituelle. Mon bon Jésus m’a, alors,
parlé ainsi :
— Ma fille, ma fille très chère, ma bien-aimée, ne
t’attriste pas à cause de moi. Je fais pénétrer en toi mon Amour. Ce fut une
bonne préparation. C’était moi qui te provoquait, pour voir jusqu’où irait
ta confiance. M’aimer dans les douceurs et les tendresses, cela ne coûte
pas. J’ai fait semblant de t’abandonner, de te laisser naviguer toute seule,
sans que tu te sentes dans les bras de ton Époux, pour voir jusqu’où
irais-tu. Mais, je ne t’abandonne pas.
— Combien Je t’aime ! Quand tu te sens froide, c’est moi qui,
chaque fois d’avantage infuse en toi mon amour. Quand Je ne te parle pas,
c’est pour t’inspirer beaucoup plus de foi en moi. Ne t’ai-je pas dit que je
ne t’abandonnerais jamais et ne m’éloignerais jamais de toi ? Je t’aime
tellement ! Viens à mon école; apprends de ton Jésus à aimer le silence,
l’humilité, l’obéissance et l’abandon. Viens dans mes Tabernacles...
Prosterne-toi devant moi et demande-moi pardon pour ton découragement et
pour ton infidélité.
(...)
— Je suis avec toi, ma fille... et quand tu te sens froide, c’est que
moi, je fais pénétrer davantage en toi mon amour.
(...)
Quels heureux moments, quelle grande union, quelle force à me contraindre,
pendant que la chaleur me donnait l’impression que des langues de feu me
transperçaient ! (32)
—
Aie courage, ma fille. Cela coûte beaucoup d’être traitée de la sorte, je le
sais bien. Mais, plus cela coûte, plus
c’est agréable à ton Jésus. Mon Cœur
se fait violence en te voyant souffrir autant. Je te veux dans mes bras très
saints avec la même simplicité qu’un enfant dans les bras de sa mère. Je
veux enlever tous les doutes que tu puisses encore avoir (33).
Je te veux plus brillante que les anges. Oui, parce que les anges sont
brillants par nature, et toi, tu l’es parce que tu t’es restée brillante,
parce que tu as permis à Jésus de travailler en toi librement, et t’enrichir
des plus belles vertus (34).
« Je
suis toujours avec toi... »
— Ma fille, je suis toujours avec toi. Si tu savais
combien je t’aime, tu mourrais de joie. Je te prépare afin de réaliser en
toi mes desseins (35).
Jésus m’a dit que de la même manière qu’il est fidèle à
demeurer en moi pour me consoler, que moi aussi je devais être fidèle à
demeurer en esprit auprès de ses Tabernacles, pour le consoler et l’aimer;
que je devais lui donner mon corps pour être victime ; que des milliers de
victimes ne seraient pas de trop pour réparer tant de péchés et les crimes
du monde...
(...)
Quelques fois, avant même qu’il me parle, je sens comme des embrassements.
D’autres fois je les sens à la fin. Je ressens, subitement une forte
chaleur, une chaleur que je ne sais pas expliquer. Parfois encore, je me
sens tellement caressée par Notre-Seigneur! Et moi, je ne sais pas comment
correspondre à tant de bienfaits...
(...)
— Parlez, mon Jésus, parlez, car votre petite fille vous écoute... Je
souhaite ardemment être instruite à votre école.
— Je souhaite aussi ardemment que tu apprennes toutes mes
leçons. J’ai beaucoup à t’apprendre, afin que par toi, beaucoup viennent
apprendre les mêmes leçons, qu’ils marchent sur les mêmes traces et qu’ils
suivent les mêmes chemins.
(...)
— Veille sur mes tabernacles. J’y suis si seul dans un très grand
nombre !... Des jours et des jours passent sans que quelqu’un me rende
visite. On ne m’aime pas, on ne répare pas. Quand ils y viennent, ils le
font soit par habitude ou par quelque obligation. Sais-tu ce qui ne cesse
pas de tomber sur mes tabernacles ? C’est cette chaîne de péchés et de
crimes. Ce sont là les actes d’amour qu’ils y déposent ; c’est ainsi qu’ils
me consolent; c’est ainsi qu’ils réparent ; c’est ainsi encore qu’ils
m’aiment !...
(...)
— Fais que je sois aimé par tous dans mon sacrement d’Amour, le plus
grand de tous les sacrements, le plus grand miracle de ma divine Sagesse !
(...)
— Console-moi et aime-moi et moi, je te consolerai dans toutes tes
afflictions et dans tous tes besoins.
(...)
— J’ai établi en toi ma demeure... tu es un tabernacle construit non pas
par des mains d’homme, mais par des mains divines... J’habite en toi comme
si dans le monde toi seule, tu existais, comme si dans le monde je n’avais
que toi à combler.
(...)
Je ne t’abandonnerai jamais. Sais-tu quand je te laisserai ? Quand je
t’appellerai en ma divine présence pour t’emmener au Ciel. Alors seulement
j’abandonnerai ton corps... Me le donnes-tu librement afin que je le
crucifie pour les pécheurs ? (36)
— Comme Madeleine, tu as choisi la meilleure part. Aimer
mon Cœur ! M’aimer crucifié, c’est très bien. M’aimer dans mes tabernacles,
où tu peux me contempler, non pas des yeux du corps mais de ceux de l’âme et
de l’esprit ; où j’habite avec mon Corps, mon Âme et ma Divinité comme dans
le Ciel, c’est choisir ce qu’il y a de plus sublime.
(...)
— Ils ne croient pas à mon existence. Ils ne croient pas que j’y habite
(37). Ils blasphèment contre moi.
D’autres croient que j’y suis, mais ils ne m’aiment pas, ne me visitent pas:
ils vivent comme si je n’y habitais... Viens dans mes tabernacles; elles
sont à toi mes prisons; je t’ai choisie pour m’y tenir compagnie, dans ces
abris qui sont très souvent, extérieurement, si pauvres ! Mais à
l’intérieur, ô, quelle richesse ! C’est la richesse du Ciel et de la terre !
(...)
— Veux-tu me consoler ? Veux-tu consoler le sanctificateur de ton âme ?
Va dans les tabernacles !... Consoler les attristé, c’est faire œuvre de
miséricorde... Et moi je suis si triste; je suis si offensé !...
Là tu peux servir de victime pour les péchés du monde, en cette période où
le monde se révolte contre moi et contre mon Église.
(...)
— Fais que je sois aimé par tous dans mon sacrement d’Amour, le plus
grand de tous les sacrements, le plus grand miracle de ma divine Sagesse ! (38)
Ne cesse pas de prier pour les pécheurs. Je te les
confie, afin que tu me les rendes. Viens dans mes tabernacles.
Il m’a dit encore que “ou bien je réparais et la
dévotion aux tabernacles était prêchée, ou le monde allait être puni avec
beaucoup de sévérité”.
J’ai demandé à mon Jésus
ce que je pouvais faire pour beaucoup l’aimer et il m’a dit :
— Viens dans mes tabernacles; viens me consoler; viens
réparer. Ne cesse pas de réparer ; donne-moi ton corps pour que je le
crucifie. J’ai besoin de beaucoup de victimes pour soutenir le bras de ma
justice et j’en ai si peu ! Viens les remplacer... Fais que je sois aimé de
tous dans mon Sacrement d’Amour, le plus grand de mes Sacrements et le plus
grand miracle de ma divine sagesse...
— O mon Jésus, Vous me caressez si tendrement en me
disant des choses si magnifiques. Ne voyez-vous pas ma petitesse... ma
misère ?...
— Ma fille, c'est dans ta petitesse et dans ta misère
que Je cache ma grandeur, ma gloire !... (39)
— J'ai besoin de plusieurs victimes pour arrêter le bras
de ma Justice et J'en ai si peu !... Remplace-les. Je veux que tu me fasses
aimer dans mon sacrement d'amour, le plus grand des sacrements... le plus
extraordinaire miracle de ma Sagesse...
(...)
Oh ma fille chérie, je veux que tu sois toute à moi, toute à moi et que tu
ne vives que pour moi et n’aimes que moi et ne cherches que moi !...
(40)
J’ai commencé à goûter les effets de Notre-Seigneur avant
même qu’il me parle : une grande chaleur, une force qui m’enlaçait tellement
qu’elle semblait m’arracher de ce monde. Je ressentais l’impression que l’on
a quand on reçoit des caresses et j’avais l’impression aussi de recevoir des
baisers...
(...)
Mes souffrances continuent d’augmenter de plus en plus, mais je ne crains
pas, parce que mon cher Jésus souffre avec moi. Bien au contraire, je me
sens joyeuse et contente, car par l’augmentation de mes souffrances, je peux
davantage aider les pauvres pécheurs et réparer les offenses dont
Notre-Seigneur est victime de leur part.
(...)
La mission que je t’ai confiée, ce sont les tabernacles et les
pécheurs...
Par toi, beaucoup, beaucoup de pécheurs seront sauvés ; non par tes mérites,
mais par les miens. Je cherche tous les moyens pour les sauver...
Veux-tu vraiment consoler et aimer ton Époux, l’Époux des âmes vierges que
j’aime avec prédilection ?
Viens dans mes tabernacles, reste là, vis là, et donne-moi ton corps pour
que je le crucifie, afin de satisfaire à mes desseins. Sois ma victime de
réparation pour les pécheurs du monde entier ; c’est ainsi que tu me
consoleras beaucoup...
— Ta couronne est plus brillante que toutes les perles précieuses du monde.
Elle est embellie par toutes tes souffrances et par les âmes des pécheurs
que tu as sauvés. Une très haute place est préparée pour toi [dans le Ciel].
(41)
— Combien de victimes j'ai choisies et qui se sont
refusées !... Combien j'ai appelées et ne m'ont pas entendu !... Combien
j'ai invitées à une grande élévation vers moi et Je n'ai rien obtenu !
En toi Je me suis consolé ; de toi J'ai tout reçu !... Si tu voyais le
nombre d'âmes qui se sont sauvées grâce à toi, et spécialement en ces
dernières années par ton jeûne !
(42)
— Ma petite fille, enfant de prédilection de Jésus,
viens : Je suis la Mère du Rosaire, je suis la Mère du Carmel. Cachée dans
mon sein, serrée contre mon Cœur, reçois dans tes mains le Rosaire qui pend
des miennes. Sur le Rosaire je place le Scapulaire.
(...)
Notre-Seigneur m’a recommandé de ne pas me distraire pendant la journée avec
les visites, aussi nombreuses qu’elles puissent être. Et en vérité, lors de
la visite au Saint-Sacrement (43),
j’étais si unie à Jésus, qu’il me semblait que nul ne pouvait me
distraire... Je les laissais tous parler, mais ma pensée était avec Jésus au
Tabernacle (44).

NOTES
1) En la fête de
l’Annonciation de 1934.
2) Elle fait allusion ici au nouveau Curé de Balasar.
3) Lettre du 8 mars 1934 au Père Mariano Pinho.
4) Le Père Mariano Pinho lui avait envoyé une carte pour son anniversaire.
5) Alexandrina passe la plume à sa sœur Deolinda.
6) Lettre du 7 avril 1934 au Père Mariano Pinho.
7) Lettre du 22 juin au Père Mariano Pinho.
8) Lettre du 16 juillet 1934 au Père Mariano Pinho.
9) Dans un village voisin de Balasar, une fête religieuse était profanée par
des divertissements profanes. Ceci explique la demande d’Alexandrina.
10) Lettre du 15 août 1934 au Père Mariano Pinho.
11) Et ces ardents désirs d’Alexandrina s’accompliront à la lettre, au delà
de ses espérances!... – Lettre du 30 août 1934 au Père Mariano Pinho.
12) Cette lettre d’Alexandrina est la réponse à la lettre de Sãozinha du 1
septembre 1934.
« Cela m’a fait plaisir d’apprendre que tu continues de porter, avec
patience et résignation la croix de ta vie. Oh, si seulement je savais vivre
de la sorte! Me permets-tu que j’aille à ton école pour apprendre avec toi?
Je serai une élève bien rebelle à tes leçons. Toutefois, j’essaierai et
peut-être que, voyant et entendant, je me souvienne de quelque chose, par la
suite. » — Maria da Conceição (Sãozinha). – Lettre du 5 septembre (?)
1934 à Sãozinha.
13) Samedi.
14) Notre-Seigneur plus d’une fois lui avait dit d’obéir en tout à son
directeur spirituel, en ce qui concerne la direction de son âme. Je dois
dire que je n’ai jamais rencontré une personne qui soit aussi
scrupuleusement docile aux instructions que je lui donnait.
15) Lettre du 8 septembre 1934 au Père Mariano Pinho.
Après ceci, le Père Mariano Pinho recommanda à Deolinda d’observer tout ce
qui arriverait, d’en prendre note afin de l’informer et aussi de servir de
secrétaire à Alexandrina, pour tout ce que celle-ci aurait besoin d’écrire.
16) Comme il en ressort des lettres envoyées au Père Mariano Pinho s j.
17) Dans une lettre du 7 avril 1934, au Père Mariano Pinho, elle explique:
“... il m’est impossible de tenir la plume, même pour à peine quelques
instants... On ne mas jamais gratté les os, mais j’ai l’impression que cela
doit produire le même effet...”.
18) Après ceci, le Père Mariano Pinho recommanda à Deolinda d’observer
tout ce qui arriverait, d’en prendre note afin de l’informer et aussi de
servir de secrétaire à Alexandrina, pour tout ce que celle-ci aurait besoin
d’écrire.
19) Journal.
20) Il faut remarquer l’importance de cette dernière phrase. En effet,
Alexandrina avait une connaissance très approfondie des choses de Dieu, au
dire de certains théologiens qui l’ont fréquentée et qui ont témoigné: « Je
n’ai jamais entendu un tel discours »; « Je ne saurais jamais parler
de la sorte du mystère de la Sainte Trinité »; « Elle, toute seule,
converti davantage de pécheurs que cent prêtres... », etc.
21) Voir, dans le « Cantique Spirituel » de saint Jean de la Croix,
strophe 17,18 la signification mystique des fleurs.
22) L’Immaculée Conception a été couronnée, par le Roi Jean IV, Reine du
Portugal, vers 1642. Depuis, plus aucun roi ou reine du Portugal n’a porté
de couronne. En outre, la presque totalité des églises portugaises possèdent
une statue de la Vierge Immaculée, aux pieds de laquelle sont sculptées les
armes du pays.
23) Autobiographie.
24) En effet, le Père Mariano Pinho fut exilé au Brésil (de loin),
mais continua de donner ses directives à Alexandrina.
25) Quel que soit le travail, fait avec honnêteté, aimé ou du moins accepté
avec sérénité, comme devoir humain et offert consciemment à Dieu, a valeur
de prière.
Cette vérité fut débattue et clairement définie lors du Concile Vatican II.
Un témoignage, concernant Alexandrina, est celui de Felizmina dos Santos
Martins: “ Un jour, me trouvant à côté du lit d’Alexandrina, elle
m’expliqua comment nous pouvions nous unir spirituellement au Seigneur, y
compris pendant le travail. Ce fut alors qu’elle m’expliqua comment faire la
Communion spirituelle pour m’unir aux Tabernacles les plus abandonnés et au
Tabernacle de notre église”.
26) Lettre du 27 septembre 1934 au Père Mariano Pinho.
27) Quel que soit le travail, fait avec honnêteté, aimé ou du moins accepté
avec sérénité, comme devoir humain et offert consciemment à Dieu, a valeur
de prière. Cette vérité fut débattue et clairement définie lors du Concile
Vatican II.
28) Lettre du 4 octobre 1934 au Père Mariano Pinho.
29) Lettre du 5 octobre 1934 au Père Mariano Pinho.
30) Alexandrina subissait alors l’aridité. Elle se sentait froide...
31) Lettre du 11 octobre 1934 au Père Mariano Pinho.
32) Lettre du 15 octobre 1934 au Père Mariano Pinho.
33) Alexandrina avait beaucoup pleuré, car elle avait des doutes concernant
les manifestations divines; particulièrement après un assaut terrible du
démon qui lui avait, à plusieurs reprises, affirmé que tout ce qu’elle
entendais, voyais ou croyait voir, n’était autre chose qu’un chimère, une
illusion et qu’elle trompait tous ceux qui étaient autour d’elle.
34) Lettre du 17 octobre 1934 au Père Mariano Pinho.
35) Lettre du 26 octobre 1934 au Père Mariano Pinho.
36) Lettre du 1er novembre 1934 au Père Mariano Pinho.
37) Dans les tabernacles des églises.
38) Lettre du 8 novembre 1934 au Père Mariano Pinho.
39) Lettre du 10 novembre 1934 au Père Mariano Pinho.
40) Lettre du 9 décembre 1934 au Père Mariano Pinho.
41) Lettre du 20 décembre 1934 au Père Mariano Pinho.
42) Journal: 22 décembre 1934.
43) Elle en faisait beaucoup, tout le long de la journée.
44) Lettre du 27 décembre 1934 au Père Mariano Pinho.
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